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LES DOSSIERS D'EUROPA ![]()
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Rien ne va plus, en effet, et pourtant les jeux sont loin d’être faits. Le melting pot salvateur n’a pas eu les effets escomptés : la valse des vanités a continué, et les dikke neks de tous bords n’arrêtent pas de se prendre le bec. Au Plat pays, les torchons et les serviettes se ressemblent comme tartine et boterham. Mais attention à ne pas mélanger les torchons néerlandophones et les francophones, c’est un crime de lèse-majesté par les temps qui courent. On partage la drache, mais pas nos plaines de jeu. Parce que, mesdames, messieurs, soyons fiers d’être ce que nous sommes, et tant pis pour les autres. L’ONU condamne nos mesures ? Du vlek ! La Cour de justice européenne suit ? Qu’importe ! La Commission s’y met aussi ? Kris Peeters, Ministre-président de la Flandre, ne cèdera pas : "je suis un Flamand sûr de lui, confiant et ambitieux. Je ne cède pas à la panique face à des critiques susceptibles d’égratigner l’image de la Flandre. Nous sommes économiquement très forts, nous disposons d’entreprises appréciées dans le monde. Même en sport, nos athlètes font des prouesses." Même en sport. Alors, pas la peine de contester, amis francophones, vous n’avez même plus Justine Henin. Voilà que le communautaire débarque dans les relations internationales. Les positions aux relents colonialistes du ministre des Affaires étrangères sur le Congo sont la cible des partis francophones qui l’accusent d’agir en stoumelinks et d’engager le gouvernement. Défense des néerlandophones : condamner les pratiques douteuses de la classe politique est une obligation morale (sic). Bizarrement, Monsieur le ministre était bien moins loquace face à d’autres ardents défenseurs de la démocratie et de la liberté, au teint moins bronzé, il est vrai. Heureusement qu’on a Leterme. Ah, il est tof Leterme. Une tête de turc bien commode : on le critique autant dans la langue de Molière que dans celle de Vondel. Alors que les frotte-manches étaient légion une fois les élections passées, nombreux sont ceux qui lorgnent sur la tête de l’État. Alors on fait de son nez, et pour ne surtout pas avouer que les dissensions sont inconciliables, c’est sa méthode qu’on critique, l’absence du sacro-saint Agenda. Parce qu’en Belgique, la politique est un calendrier. S’accorder sur une date est une victoire, et postposer les débats est un signe de vigueur ; sans jamais quitter des yeux le jour des élections prochaines, qui n’est jamais bien loin. Et parce que trop n’est pas encore te veel, côté BHV : tout va bien. Il y a procédure de conflit d’intérêt à la CoCof suite à la mise à l’ordre du jour de la scission BHV en séance plénière de la Chambre, consécutive à son vote à la Commission de l’intérieur de la Chambre, donc on aura 120 jours mais en fait jusqu’au 15 juillet pour trouver une solution mais il n’y pas encore de négociations parce qu’il faut d’abord restaurer un climat de confiance ; ou quelque chose comme ça. Vous n’avez rien compris ? Nous non plus.
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