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LES DOSSIERS D'EUROPA ![]()
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La violence verbale de l'I.S. Les éditeurs, partagés pour la plupart entre une certaine répugnance pour les théories situationnistes et la perspective de beaux chiffres de ventes grâce à leurs écrits, ont souvent entretenu des relations tendues avec les dirigeants du groupe. Extraits : À Gallimard : «Monsieur, nous apprenons que la semaine dernière, un dénommé Antoine Gallimard a parlé à plusieurs personnes, qui nous en ont informé, des situationnistes et de leurs rapports avec la Maison Gallimard. Ce con a dit que «les situationnistes [...] étaient “les employés” de la Maison Gallimard, ou sur le point de le devenir tous. Cette raclure de bidet s’illusionne visiblement. [...] Fils raté de votre père, vous ne serez pas surpris de trouver dans la génération suivante une débilité aggravée. Le merdeux s’identifie naturellement, à son tour, à votre pauvre rôle parce que, comme vous, il espère hériter. Cette vantardise est au-dessus de vos moyens. [...] Tu es si bête et si malheureux qu’il est inutile d’ajouter rien de plus insultant.» IS Juin 1968 à “L’union des écrivains”, qui proposa malencontreusement à Raoul Vaneigem une participation à l’un de ses groupes de travail : «Pourritures, croûton moisis des vespasiennes intellectuelles, connards, il faut que l’odeur de votre propre décomposition vous monte à la tête pour que vous vous égariez au point de proposer à un situationniste d’adhérer à la dernière de vos petites saletés. Vous êtes les ratés de vingt ans de misère et de mensonges. On vous connaît salopes. […] Les temps changent. À la prochaine on vous crèvera, charognes.» R.V.
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