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La journée électorale espagnole s’est terminée à 20 heures, hier dimanche 9 mars. Les résultats des élections législatives affichent 169 députés pour le Parti socialiste (PSOE) et 153 pour le Parti populaire (PP). Ainsi, tout indique que le possible Premier ministre espagnol sera de nouveau José Luís Rodríguez Zapatero. Les résultats entre les deux partis ont été serrés jusqu’au dernier moment. Mais finalement le Parti socialiste a obtenu la plus grande partie des voix espagnoles. La Catalogne, terre socialiste Le choix des électeurs s’est surtout effectué en fonction de leur lieu de naissance. En effet, l’opinion politique des espagnols est étroitement liée à leur région natale. Alors que les communautés autonomes comme la Catalogne, l’Andalousie, l’Aragon, etc., se sont décidées pour le Parti socialiste, Madrid, les deux Castilles, Valence, etc., ont préféré le Parti populaire. La Catalogne, qui est une des communautés autonomes les plus décisives pour les résultats, n’a pas autant d’importance pour les socialistes que pour les populaires. « Stop a la dreta » (stop à la droite), disait en catalan une pancarte dans la salle de concert la plus emblématique de Barcelone, lors d’un meeting du PSOE qui a eu lieu jeudi dernier, et où 40 000 personnes se s’étaient réunies pour soutenir la victoire des socialistes. Alors que seulement 4 000 personnes étaient présentes pour crier « Rajoy président ! ». Soutenant ainsi le candidat populaire dans l’action « la plus importante » du PP en Catalogne : un meeting en banlieue de Barcelone… Confrontation simpliste Certes la polarité idéologique est une des caractéristiques principales de la population espagnole, mais celle-ci n’a jamais été si mal représentée par les partis politiques. Les tensions et désaccords ont augmenté au cours la campagne. Tout comme durant ces quatre dernières années, non seulement entre les partis mais aussi parmi l’opinion publique. Les deux forces politiques majeures n’ont réussi à parvenir à un consensus dans aucune des affaires considérées comme alarmantes par la population espagnole, et notamment dans celle du terrorisme. Les quatre années du mandat de Zapatero ont commencé et se finiront sous le signe de la rivalité entre les deux grands partis. Le texte condamnant le dernier attentat du groupe terroriste ETA, vendredi dernier, a encore suscité bien des désaccords. Le débat pourrait se diviser en deux visions simplistes : selon les socialistes, tout va bien ; tout va mal selon la droite. Confrontation et promesses difficiles à tenir, tel est le souvenir que garderont les Espagnols de cette campagne électorale. La participation (75,32%) a été légèrement inférieure aux élections du 2004 (75,66%), célébrées juste après les attentats d’Al Qaida à Madrid. Les politiques ont fortement appelé les citoyens à se rendre aux urnes comme réponse à l’attentat de samedi. L’abstention a surtout augmenté au Pays Basque et en Catalogne : beaucoup d’électeurs punissent ainsi l’inefficacité de la politique. D’autres ont simplement perdu l’espoir.
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