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Aujourd’hui, nous vivons dans une société encore intermédiaire, pas aussi libre que la Pologne et pas aussi fermée que le Belarus, avec le taux de croissance le plus élevé du monde (30 % par an, selon le FMI), mais sous l’étroite dépendance des cours du pétrole. Pour connecter notre société durablement au reste du monde, nous en sommes arrivés au concept d’Evolution Révolutionnaire (ER). Un juste milieu entre la révolution, toujours coûteuse en vies humaines, et l’évolution, trop souvent synonyme de stagnation. Il nous fallait créer un espace de communication pour les Azéris de la nouvelle génération, une trame et des outils pour rassembler les esprits sans sombrer dans l’élitisme, pour peser sur le Gouvernement et obtenir le soutien de la Communauté internationale. C’est ainsi qu’est né le réseau Alumni (en anglais, le terme «alumni» désigne les anciens étudiants d’une université, ndt). Ce réseau rassemble deux groupes : les jeunes Azéris ayant étudié à l’étranger et ceux qui étudient au pays. Aujourd’hui, le réseau rassemble plus de 1 000 participants. Il a pour principe fondamental d’être multidimensionnel et politiquement neutre. Chacun des membres est responsable de ce qu’il dit et de ce qu’il fait. Pas de bureau, pas de cotisation, pas d’enregistrement : le réseau n’est ni hiérarchique, ni bureaucratique. Il n’y a pas de président, ni rien que l’on puisse toucher du doigt. Tous les dimanches à Bakou, Alumni organise des conférences interactives, dont les sujets varient de l’Europe à la construction de la société civile, en passant par le pétrole et la démocratie. Le futur se joue maintenant En un an, Alumni est devenu l’espace de communication de la nouvelle génération, un moyen d’imaginer une nouvelle vie en Azerbaïdjan. Là-bas, les mariages rassemblent environ 400 personnes. En été, nous célèbrerons donc 100 mariages entre Alumni, pour commencer à jeter les bases d’une société de citoyens libres et responsables. Grâce aux nouvelles technologies, en communiquant idées et compétences, il est possible de provoquer des changements positifs rapidement. Surtout, le processus est plus important que le but. Si le processus est bon, ses effets positifs s’accumulent d’eux-mêmes. S’il fonctionne pour l’Azerbaïdjan, il peut être appliqué dans d’autres régions du monde. Partout où il est nécessaire d’établir des sociétés civiles démocratiques, sans détruire ce qui existe déjà, mais en le faisant évoluer
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